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Les travaux de Lise Bourbeau sur les 5 blessures de l’âme
L’étude des blessures existentielles est au cœur de la DPEC. Dans les travaux de Lise Bourbeau, on retrouve 5 blessures qu’elle appelle « blessures de l’âme ». Trahison, Rejet, Abandon, Humiliation, Injustice, je préfère appeler ça une « blessure existentielle ou blessure intérieure », car de mon point de vue, « plutôt bouddhiste », l’âme est la seule chose en nous qui ne peut pas être blessée, ce sont nos parts (ce qu’elle appelle Ego) qui peuvent être blessées, mais pas notre âme.
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5 blessures ou bien plus ?
J’ai pu observer sur sur ma propre expérience et sur les personnes que j’accompagnais que cinq blessures étaient très limitées et que de nombreuses blessures, comme le fait d’avoir été violé ou de s’être senti nul à cause de difficultés d’apprentissage, créaient des troubles psychiques et comportementaux qui n’avaient rien à voir avec les 5 masques que Lise Bourbeau avait identifiés.
Au fur et à mesure de mon travail avec les personnes que j’accompagnais, sept blessures de plus se sont ajoutées à la liste.
- Le viol : troubles liés au viol de notre intimité qui peut être physique ou psychique.
- L’incompréhension : troubles liés aux difficultés de l’enfant à arriver à exprimer les choses complexes qui se passent en lui, face à un entourage qui n’a pas les mots et n’est pas vraiment à l’écoute. Le fameux “arrête tes caprices” !
- L’emprisonnement : troubles liés à l’enfermement physique ou psychique
- La croissance : troubles liés aux difficultés d’apprentissage et d’intégration
- Le deuil : troubles liés aux deuils non digérés et à nos croyances sur la mort
- La blessure existentielle : troubles liés à la perte de sens de notre vie sur terre.
- Transgénérationnelle : troubles liés aux traumatismes familiaux qui sautent des générations.
Et j’ajouterai les blessures liées à la violence physique.
Je suis étonné qu’en presque 40 ans, Lise Bourbeau se soit limitée à 5 blessures et que personne n’ait fait évoluer son travail. On trouve des centaines de sites qui partagent la vision de Lise Bourbeau sans faire évoluer ni le fond ni la forme.
Les masques de Lise Bourbeau sont-ils une réalité ou une erreur ?
Dans la vision de Lise Bourbeau, une blessure donne un « masque » et ce masque influencerait la morphologie de la personne selon elle.
Exemple : la blessure de rejet qui donnerait le masque du fuyant et une morphologie plutôt filiforme ou la blessure d’abandon qui donnerait le masque du dépendant et une morphologie voutée et filiforme, l’humiliation qui donne le masque du masochiste et une morphologie ballonnée (ronde mais pas pendante).
Dans les faits, les masques de Lise Bourbeau n’ont aucune réalité scientifique qui ait été démontrée et mes observations sur la façon dont se créent nos parts protectrices le confirment.
Dans la vision de Lise Bourbeau, on a 5 blessures , 5 masques et 5 morphologies !
Comme on va le voir plus loin, une même blessure peut donner des « masques » ou, je préfère le terme de « parts protectrices », qui sont diamétralement opposés dans leur réaction, dans leurs croyances, dans leur comportement, et donc j’imagine que s’il y a une influence sur la morphologie, celle-ci devrait être complexe, vu qu’une même blessure peut donner au moins trois masques différents, il y aurait au minimum trois morphologies pour une même blessure.
Et je n’ai jamais observé de concordance entre les blessures des gens et leur morphologie, que ce soit dans les stages “écoute ton corps” où l’on nous invitait à nous regarder et à trouver notre « blessure dominante » en fonction de nos silhouettes, ou bien dans les nombreuses autres méthodes que j’ai apprises et les stagiaires et patients que j’ai pu rencontrer en 20 ans. Et quand bien même cela aurait une réalité, cela ne m’a apporté aucune piste vers la guérison.
Mon expérience personnelle sur la morphologie
Je ne sais pas dans quelle mesure les chocs émotionnels modifient notre morphologie. Pour ma part, j’associe la morphologie voûtée et filiforme de mon adolescence non pas à la blessure d’abandon comme Lise Bourbeau le suggère, mais aux intolérances alimentaires (gluten, produit laitier). Cette forme voutée de la colonne s’appelle la maladie de Scheuermann et beaucoup de kinésithérapeutes et d’ostéopathes l’appellent “le syndrome de la cravate”. Si on accroche une pierre lourde à une cravate, la personne sera voûtée (voir dessin). Là, dans la métaphore, la cravate représente l’œsophage et le caillou représente l’estomac et les intestins contractés par une nourriture indigeste pour nous. On se tient voûté de la même manière qu’on se met en position fœtale quand on a mal au ventre.
Je vois bien que je me tiens plus droit quand je digère bien et que je suis très voûté et contracté quand j’ai mangé du gluten et des produits laitiers (ce qui a été mon alimentation toute mon enfance et mon adolescence).
Je vois bien que je me tiens plus droit quand je digère bien et que je suis très voûté et contracté quand j’ai mangé du gluten et des produits laitiers (ce qui a été mon alimentation toute mon enfance et mon adolescence).
Nos parts ou “masques” sont conditionnés par 3 stratégies de survie.
En fonction des conditions au moment de la blessure, si l’on a pu faire face à la situation, si on a pu fuir la situation ou si on a dû se soumettre, la même blessure va donner des stratégies de survie différentes qui n’entraînent pas les mêmes « parts de notre personnalité » .
Lors d’un choc émotionnel, les humains utilisent les trois stratégies de survie de tous les animaux.
- 1.Le contrôle de la situation : si on a pu faire face, ou que l’on a été protégé par quelqu’un qui a fait face, on va créer une part protectrice “contrôlante” et combattante pour se protéger.
- 2.La fuite : si on a réussi à fuir la situation, on va développer des parts protectrices qui fuient les situations similaires au choc.
- 3.La soumission : si on a dû se soumettre, on va développer des parts protectrices soumises.
Exemple des différents “masques” avec la blessure de viol
Le contrôle de la situation : si la personne a pu faire face, ou a été protégée par quelqu’un qui a fait face, la personne violée va créer une part protectrice, contrôlante, vengeuse qui se donne les moyens d’être plus forte.
La fuite : si la personne a réussi à fuir la situation de viol, elle aura tendance à être fuyante, à éviter d’être seule avec une personne (bureau, ascenseurs, etc.) et cela crée des parts qui évitent la relation comme l’agoraphobe ou d’éviter d’attirer les autres comme “la moche”.
La soumission : si elle n’a pas pu contrôler ou fuir, que personne n’a pu la protéger, et qu’elle a dû se soumettre au viol, alors elle va créer des parts soumises comme « la dissociée » qui aide à fuir le corps pour arriver à supporter. Elle peut aussi s’habituer et prendre plaisir ou tirer profit du traumatisme, comportement que l’on retrouve chez les prostituées et les actrices de films X.
Une fois que la personne violée grandit et que sa libido s’est créée autour du viol, elle risque alors de développer des parts contrôlantes perverses qui vont reproduire le traumatisme sur les autres.
C’est le comportement que l’on retrouve chez les pédophiles qui se persuadent que les enfants prennent plaisir aux attouchements. Ils sont coupés du souvenir de l’époque où le viol a été douloureux pour eux et ne se rappellent que des moments où le traumatisme a été accepté et intégré.
Ce que les prostitué(e)s, les actrices de X et les pédophiles ont en commun, c’est d’avoir été des enfants innocents et sensibles qui ont subi des violences sexuelles auxquelles ils ont été forcés de s’habituer jusqu’à ce que cela devienne “acceptable”, voire “agréable”.
La blessure de viol à plusieurs intensités
Sachant qu’en plus, la blessure de viol peut avoir des degrés différents entre le viol de notre intimité (quand quelqu’un fouille ma chambre et lit mon journal intime) ou le viol physique, attouchement ??? pénétration ???… Cela ne donne pas du tout les mêmes réactions, pourtant on se sent bien violé dans notre intimité quel que soit le degré que l’on subit.
Quand on voit cette complexité, on est loin des 5 masques de Lise Bourbeau…
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Les 5 blessures seraient des jugements cachés en CNV ?
Lors de mes formations à la communication non violente, que je faisais en même temps que les formations « Écoute ton corps » de Lise Bourbeau, j’ai appris qu’il y avait en CNV des vrais sentiments et des faux sentiments que l’on appelle des jugements cachés ou évaluations cachées…
On reconnaît un vrai sentiment parce que c’est un adjectif qualificatif (triste, seul, gai, etc.) alors que les jugements sont des verbes conjugués (trahi, abandonné, humilié, etc.) qui impliquent que quelqu’un d’extérieur nous fait subir quelque chose.
On peut voir que ces verbes impliquent toujours une autre personne qui nous met dans une posture de victime et que l’on accuse de nous faire du mal, et comme le dit Karpman, il n’y a pas d’issue au triangle (bourreau, victime, sauveur), voir article “le triangle de Karpman”.
Revenons aux 5 blessures de l’âme de Lise Bourbeau : (TRAHI) seraient alors des jugements cachés ? Ce sont des blessures de l’âme ou des biais cognitifs ? Des ornières psychiques et émotionnelles ???
On nous posait la question lors des formations CNV : « Quand tu te sens abandonné, tu te sens comment ? Tes vrais sentiments, c’est quoi quand tu te sens abandonné ?
- Je me sens triste, seul, déçu, inquiet…
- Haaaa ça c’est des vrais sentiments !
- Car il n’implique que toi !
Mais quelle est la différence entre le vrai sentiment et le jugement caché ? C’est toi qui le vis et c’est ta propre responsabilité la façon dont tu le perçois et dont tu vas réagir. Donc tu as un pouvoir sur ta tristesse, ta solitude, ta déception et ton inquiétude, tu en es responsable ! Alors que tu n’as aucun pouvoir quand tu te sens « abandonné » et que tu accuses l’autre de t’abandonner car 1 tu ne peux pas contrôler ses choix, 2 c’est un jugement, et le jugement n’apporte jamais l’évolution, sauf des problèmes (voir article le jugement et l’inertie).
L’autre ne t’a pas forcément “abandonné” (ce n’est d’ailleurs jamais le cas comme on va le voir dans la guérison de la blessure d’abandon).
- Qui pourrait nier que tu ressens de la tristesse, du désespoir, de la solitude ??? Personne !
- Par contre, qui pourrait nier qu’on t’a abandonné, trahi, humilié, rejeté ? Celui que tu accuses !!!
Dans les faits, vu que cela implique une autre personne, chacun regardera les choses sous l’angle qui l’arrange et on te dira à juste titre : « Mais non je ne t’ai pas abandonné, je suis juste parti / ou allez voir ailleurs ! » Non je ne t’ai pas trahi, on avait pas de contrat, non je ne t’ai pas humilié, c’est toi qui es susceptible et orgueilleux, etc.
Et la différence majeure, c’est d’être 100 % responsable de ce que l’on vit et que du coup, on retrouve 100 % de pouvoir sur notre vie.
Donc, qui avait raison, la CNV qui dit que se sentir rejeté est un jugement caché qui nous rend dépendant ou Lise Bourbeau qui dit que c’est une blessure de l’âme ??? Même si son travail restait à mes yeux une piste profonde à explorer et améliorer, là je ne pouvais plus la rejoindre dans ces caricatures des 5 blessures.
Même si son travail était intéressant et novateur en son époque, il était profondément incomplet et qu’apparemment, peu de gens avaient poussé plus loin ses découvertes.
Je me sentais donc investi d’une certaine mission d’aller plus loin 😊
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Des blessures de l’âme ? Ou des ingrédients de vie incompris ?
Si l’on regarde l’expérience humaine comme si l’on observait la forêt et les animaux sauvages, on peut facilement se rendre compte qu’on a beaucoup de choses en commun. On vit tous des hivers, des printemps joyeux dans nos projets, l’envie de se reproduire, des sécheresses, la soif, des automnes où tout tombe, le froid, perdre des parties de nous que ce soit des branches, ou des proches, se faire bouffer par l’autre, devoir défendre sa place à nouveau chaque année.
Et si les 12 blessures étaient des expériences, des épreuves qui font partie du voyage d’être vivant plutôt que des accidents injustes qui n’auraient pas dû arriver ?
Nous sommes des créateurs ou des victimes ? Dans la métaphysique, la physique quantique, la philosophie bouddhiste et les philosophies amérindiennes, nous sommes chacun créateurs de notre réalité individuelle et nous choisissons les expériences qui nous permettent de grandir en conscience.
Mais quand ces expériences sont observées avec des lunettes du bien et du mal et que l’on voit de l’abandon, du rejet et des injustices partout, cela rend l’expérience plus douloureuse et plus longue que si l’on regarde avec les lunettes de la nature « la recherche d’équilibre ».
Le fait de voir les 12 blessures existentielles comme des expériences et comme des ingrédients de la vie, plutôt que comme des accidents injustes de la vie, change radicalement notre posture face au monde.
Vu qu’une part blessée a une charge émotionnelle qui est souvent accompagnée d’une incompréhension de ce qui est arrivé (le choc) et que les parts protectrices qui essaient de remédier au problème ont quant à elles des croyances erronées (ex. : dans la vie il faut se battre / pour être heureux, restons cachés, etc.). Chaque croyance fausse basée sur le bien et le mal (voir triangle de Karpman), devient alors un frein à notre guérison et à notre évolution. )
Le fait de pouvoir remettre de la conscience et de la non-dualité sur ce que l’on a vécu petit permet à nos parts intellectuelles de mettre du sens sur nos expériences de vie douloureuses.
L’autre partie du travail sera de libérer les masses de souffrance qui sont restées dans le corps sous forme de stress, de tensions, de douleur, de peur et de réactualiser petit à petit les croyances de nos parts pour pouvoir commencer à retrouver de l’espace en nous, et d’installer de nouveaux comportements, plus intuitifs, plus conscients, autonomes, plus justes pour nous.
On retrouve alors cette unité qu’ont tous les animaux sauvages, où chacun a une sorte de héros en lui qui le rend plus autonome, plus vigilant et qui chante gaiement sa joie de vivre tous les printemps.
On reconnaît un vrai sentiment parce que c’est un adjectif qualificatif (triste, seul, gai, etc.) alors que les jugements sont des verbes conjugués (trahi, abandonné, humilié, etc.) qui impliquent que quelqu’un d’extérieur nous fait subir quelque chose.
La lutte contre l’égo, un travail improductif et sans fin !
Dans la vision de Lise Bourbeau, l’ego est l’ensemble de nos « masques » qui nous limite et nous empêche d’être nous-mêmes, ce qui est vrai. Il y a 20 ans, elle parlait de dissoudre l’ego, de chercher à l’empêcher de nous contrôler. Dans certains de ses livres, elle appelle son ego « mouchette » en référence à une mouche pénible qui venait lui gâcher son pique-nique dans l’herbe et elle propose de regarder nos parts avec ce regard comme de simples mouches.
Pour ma part, je préfère comparer ces parts de nous qui nous dérangent à des « enfants inconscients », qui peuvent s’avérer bien plus pénibles qu’une mouchette, mais qu’en aucun cas on essaierait de les chasser ou de les faire disparaître.
Son discours a beaucoup évolué en 30 ans, à présent elle reconnaît que lutter contre son égo est peine perdue et que cet égo, même s’il crée du trouble en nous, ne nous veut que du bien. et qu’il faut apprendre à collaborer avec lui.
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Les 12 blessures existentielles
Voyons une par une ces expériences qui font partie intégrante de l’expérience humaine :
L'abandon
La blessure originelle d’abandon vient dans les premiers mois de la vie, quand j’appelle ma mère au landau et que je réalise que je ne peux rien faire sans elle. Cela crée une peur et une angoisse. douloureuse, voire une terreur d’être abandonné. La peur, l’ennui, l’incomplétude, le manque m’envahissent.
Si j’ai subi l’abandon et que je ne l’ai pas accepté : La petite graine que j’étais sentait bien que sans arrosage, sans protection de maman, elle ne pourrait pas pousser. Je vais alors développer des parts dépendant des autres (soumise, gentille, dépendante sociale, etc.) et j’aurai peur de mon absence d’autonomie.
La peur de l’abandon peut me suivre toute ma vie et rester présente en moi alors que je suis en mesure de combler mes besoins seul (me nourrir, faire à manger, faire ma compta, mon linge, de m’accorder de l’attention, de savoir m’occuper de moi, quoi). Mais si je n’ai jamais réussi à m’autonomiser ??? J’aurai tendance à me sentir coupable de ne pas aider ceux qui veulent mon aide et à créer un syndrome de l’abandon perpétuel pour moi : comme je ne sais pas mettre fin à une relation, on m’abandonnera obligatoirement… Sans fin, je serai toujours quitté par mes partenaires.
Ou bien à l’inverse, si j’ai subi et accepté l’abandon : si j’ai réussi à m’autonomiser et à survivre “de force” sans l’aide de personne, j’aurais une aversion à être dépendant des autres, j’abandonnerais facilement mes relations sans explication, sans sevrage (l’abandonneuse), ce qui créera des blessures d’abandon dans mon entourage sans créer de culpabilité pour moi (ça lui fera les pieds de se débrouiller tout seul ! Je n’en suis pas mort !!!)
Les blessures d’abandon sont directement liées au sevrage et donc à la pyramide des besoins fondamentaux d’Abraham Maslow (voir article pyramide de Maslow).
Elles sont guéries définitivement quand je console la tristesse de mes parts blessées et que je dépasse l’expérience de combler mes besoins entièrement seul.
Une fois que j’ai passé du temps seul sans manquer et que j’ai goûté à la joie d’être libre des attentes des autres, j’ai plus du tout peur de la solitude : elle devient même un besoin pour me retrouver.
Et on cherche alors l’équilibre entre la relation à soi et à l’autre.
Le fait de laisser l’autre quand il est en mesure de se débrouiller seul est vu alors comme un rituel initiatique de sevrage qui est bénéfique et n’est plus vu comme un abandon de l’autre.
On n’est plus dépendant matériellement et affectivement des autres et on sait offrir cette autonomie à ceux qu’on aime (enfants, ex-conjoint, etc.).
Le rejet
Les blessures de rejet peuvent trouver leur origine lors de l’accouchement, qui peut être vécu comme un rejet pour le bébé, ou lorsque les parents montrent des signes de rejet (une maman qui remet le bébé dans son landau quand il pleure ou crie trop, un papa qui fait la grimace devant les couches malodorantes, etc.). Le bébé se sent alors rejeté dans ce qu’il est.
S’ensuivent toutes les situations où je me sentirai rejeté à cause de mes spécificités : éthiques, ethniques, morphologiques, culturelles, goûts spécifiques, etc.
L’enfant que j’étais a essayé de changer, pour ne pas déranger.
Si j’ai subi le rejet et que je ne l’ai pas accepté : le fait de me sentir « non désirable » peut développer en moi une envie de plaire à tout le monde. Me poussant à être « gentil », à faire le « caméléon » pour tenter de coller aux attentes des autres. J’aurai une incapacité à mettre des limites aux autres (ce qui me donnerait l’impression de rejeter l’autre et ferait prendre le risque d’être rejeté à mon tour).
Ou bien à l’inverse, si j’ai subi et accepté le rejet : je vais développer une insensibilité totale à la critique et un rejet global des autres et de l’humanité et rejeter tout le monde en quelque sorte (associable, agoraphobe, part colérique et tyrannique). Et j’aurais tendance à rejeter facilement les autres sans me sentir coupable et sans aucune compassion (bah quoi, elle est naze, je n’y peux rien, elle n’a qu’à se trouver d’autres copines ! )
Quand on dépasse la blessure de rejet et qu’à travers les exercices de libération, on retrouve l’estime de SOI, on devient vraiment nous-même, on ose déplaire, certains nous adoreront pour la spécificité que l’on a et d’autres nous détesteront pour les mêmes raisons. Et oui, si d’un côté je veux que tout le monde m’aime et que de l’autre, je n’arrive pas à aimer tout le monde, il y a un problème, je me mens à moi-même de désirer ce que je ne peux donner !
C’est quand on a bien intégré qu’on ne pourra jamais plaire à tout le monde et que l’on s’autorise du coup à ne pas aimer tout le monde que l’on peut devenir vraiment SOI… Unique et parfaitement imparfait.
On n’a plus peur du rejet des autres que l’on considère alors comme une différence de goût, de besoins, de mission sur terre (l’ail des ours qui aime l’ombre ne sera jamais heureux avec du thym, qui lui aime le plein soleil) ; les deux seront toujours frustrés d’être proches !
On a pas peur non plus de mettre des limites aux autres et de dire stop, même s’ils se sentent rejetés par nous.
Tu es parfait comme tu es ! C’est juste que l’on a besoin de biotopes différents (les biotopes humains étant les valeurs existentielles et les expérimentations qui leur sont liées).
La trahison
Les blessures de trahison arrivent dans les premières années de la vie, avec des promesses et engagements non tenus, des secrets divulgués, des mensonges par omission que l’on nous a faits, tout ce qui rompt la confiance en l’autre.
Souviens-toi, peut-être, quand tu as découvert que le Père Noël et la petite souris étaient un mensonge, le fait d’être trompé par ceux en qui tu avais confiance peut laisser un goût amer. Le fait de voir l’un de ses parents avoir une expérience extraconjugale ou qu’un d’entre eux parte avec le compte en banque.
Les blessures de trahison sont liées au mensonge, au flou qui permet le mensonge par omission, au non-respect des engagements, au sentiment d’injustice, à l’absence de clairvoyance, au fait d’accorder une confiance aveugle aux autres sans vérifier.
Si j’ai subi la trahison et que je ne l’ai pas acceptée : la réaction de protection sera d’avoir une méfiance des autres compulsive, une aversion pour les traîtres et de chercher à être juste et fidèle. Je vais alors développer des parts basées sur la droiture, l’intégrité (la justicière, la moralisatrice, l’ego spirituel, etc.).
Ou bien à l’inverse, si j’ai subi et accepté la trahison : la réaction de protection sera de voir les autres comme des proies potentielles que l’on peut trahir impunément (vu que ça ne m’a pas tué qu’on me trahisse, tu ne vas pas en mourir non plus !)
La blessure de trahison est transcendée quand, une fois les émotions libérées lors des séances, et le changement des croyances de mes “parts”, je réalise que c’est mon manque de clarté et de vigilance à établir des contrats clairs qui crée le phénomène de trahison.
Quand je reprends l’intégralité de ma responsabilité (comme un animal sauvage qui doit être vigilant) et que j’écoute mon intuition, que je mets des limites claires, que je fais des contrats clairs, bizarrement, plus personne ne me trahit et je ne trahis plus personne. Je vis juste des expériences qui m’apprennent à être plus vigilant, plus intuitif, plus clair.
L'injustice
Les blessures d’injustice se créent dans les premières années de ta vie. Elles sont liées à toutes les injustices et les déséquilibres vécus (papa préfère mon frère, tata ne m’a pas offert de cadeau alors qu’elle en avait offert un à ma sœur, etc.). Une étude sur les singes a montré que le sentiment d’injustice est commun aux deux espèces : si on donne une banane à un singe et un concombre à l’autre, celui qui a reçu le concombre s’énerve et le rejette au chercheur (YouTube – Le sentiment d’injustice). Les blessures d’injustice sont liées à un besoin d’équilibre, d’équité et à la croyance que tout devrait être juste.
Si j’ai subi l’injustice et que je ne l’ai pas acceptée : la réaction de protection sera le contrôle et la droiture. L’objectif est d’éviter à tout prix d’être quelqu’un d’injuste, de punir les injustes (le justicier, le policier, etc.).
Ou bien à l’inverse, si j’ai subi et accepté : si j’ai accepté l’injustice, je vais vivre des injustices impunément et sans remords (le révolté, le chef tyrannique, le pervers, etc.).
Dans les deux cas, le sentiment d’injustice rend rigide, dur, incapable de se mettre à la place de l’autre, cela amène à nier les sentiments, dans les deux cas on voit notre sensibilité et celle de l’autre comme une faiblesse, il faut être des durs. Et dans les deux cas, on nie les conséquences de nos actes, l’infirmière peut brûler un CRS avec un cocktail Molotov et un policier peut arracher l’œil ou la main d’un manifestant.
Chacun a une bonne raison. “LA JUSTICE”.
Quand on a libéré les émotions qui étaient bloquées, liées au sentiment, on peut alors accepter plus facilement le fait que dans la nature, l’équilibre n’existe pas sans le déséquilibre, que la justice n’existe pas sans l’injustice, que la droiture des troncs côtoie toujours des branches tordues.
Dans le monde sauvage, il n’y a pas d’injustice, il n’y a que la recherche d’équilibre et les causes et effets. Le fait de voir un déséquilibre comme un déséquilibre et plus comme une injustice nous invite à être plus précis et vigilants ! On attend plus de l’autre qu’il soit juste par principe, on ne compte plus sur un sauveur pour punir un méchant (voir article triangle de Karpman et Le Bien, le Mal, la dualité et l’équilibre).
On sort alors de la trilogie infernale de Karpman et on peut commencer à chercher l’équilibre entre donner et recevoir, plutôt que de chercher le bon ou les mauvais camps.
L'intrusion et le viol
Les blessures de viol arrivent quand quelqu’un viole mon intimité et mon espace vital par la force, l’intelligence ou la sournoiserie.
Cela peut être un viol physique (attouchement, pénétration), ou un viol psychique (questions intrusives), ou un viol de ton espace (lecture de mon journal intime par exemple).
Ils n’auront pas le même impact en fonction de leur gravité et de leur intensité, mais dans tous les cas cela brisera la confiance, créera de la méfiance et un besoin de protection de l’intimité.
Si j’ai subi et que je n’ai pas accepté : si j’ai pu faire face à l’agression, j’aurais tendance à développer des parts guerrières vengeresses (justicière, sniper, punk anarchique) ou bien si j’ai pu fuir la situation, je vais plutôt développer des parts qui fuient la situation dangereuse (fuyante, agoraphobe) .
Ou bien à l’inverse, si j’ai subi le viol et que j’ai dû accepter : souvent les souvenirs s’arrêtent à l’âge de la blessure, cela peut donner un comportement de soumission (sadomasochisme, prostitution, films X), de la dissociation (la dissociée) pour fuir son corps afin de ne pas ressentir, et quand on devient adulte on développera des parts perverses qui peuvent violer les autres dans l’impunité (violeur, pédophile).
Dans la nature, la blessure “le viol” est intimement liée à la posture de proie qui n’a plus de force et doit se soumettre, elle est liée à la perte de notre souveraineté, du héros courageux en nous qui a disparu pour nous permettre de survivre.
Une fois que les émotions liées au traumatisme du viol ont été libérées lors des séances, que les croyances limitantes ont été reprogrammées, que l’estime de soi remonte, que l’on retrouve l’intuition qui permet d’éviter les situations dangereuses et que l’on sait se mettre en position de force qui permet de faire fuir les prédateurs (savoir se défendre, avoir une bombe lacrymogène, demander de l’aide, etc.), Bizarrement, le prédateur ne voit plus une proie, mais un danger potentiel et change de cible.
Le viol “potentiel” de notre espace comme celui de notre intimité ne devient plus un problème terrorisant, mais une expérience que nous ne souhaitons plus revivre et dont nous mettons les jalons pour faire en sorte que cela ne réarrive pas, et en général, cela ne réarrive plus vu que les facteurs qui créent la situation “la faible proie sans force ni intuition” n’existent plus.
L'humiliation
La blessure d’humiliation est liée à la moquerie, elle arrive quand on commence à construire notre estime de nous à travers le groupe.
Si on se moque de moi et qu’on dénigre ma valeur, parce que je fais pipi au lit, que je me suis fait pipi dessus, que mes vêtements ne sont pas à la mode, que je sens le moisi ou les animaux de la ferme, etc. Cela crée un sentiment d’imperfection, d’impureté, de honte en moi. Ce sentiment d’imperfection est directement lié à la morale et au dogme culturel qui définit ce qui est sale de ce qui est propre, ce qui est accepté de ce qui ne l’est pas.
La moquerie est un des outils de conditionnement du groupe envers l’individu. Elle peut venir des parents, frères, sœurs, ou arriver plus tard avec les camarades d’école qui taquinent maladroitement et parfois durement. La blessure d’humiliation est directement liée à la honte et aux tabous de la société que j’accepte inconsciemment. Je peux avoir honte d’un peu n’importe quoi.
L’exemple-type, c’est quand on s’aperçoit que je suis amoureux et qu’on me dit devant tout le monde « Houuuu les amoureux ! 🙂 », et je deviens rouge de honte… ou qu’on me voit nu, ou en train de me faire plaisir sexuellement et qu’on rie de moi (alors que je ne fais que découvrir innocemment ce que tout être humain découvre). Chacun projette sa honte et ses tabous sur les autres, inconsciemment par peur d’être seul.
Cette blessure est liée directement à la peur de perdre le lien avec les autres, au sentiment d’imperfection, et à l’orgueil, car il ne peut pas y avoir d’humiliation sans un orgueil qui est touché.
Si tu as subi l’humiliation et que tu n’as pas accepté : tu peux te sentir coupable d’avoir envie de ces plaisirs, te sentir sale, ce qui donne souvent un comportement « masochiste » où tu te punis de tes péchés, consciemment ou inconsciemment, et entre dans une sorte de recherche de vertu dans l’abstinence (la grenouille de bénitier – le moine ou la nonne qui est en conflit intérieur entre tentation et abstinence). Tu auras tendance à faire en sorte d’éviter de te faire plaisir devant les autres, tous les plaisirs et les situations qui peuvent provoquer la moquerie et la honte sont rejetés (agoraphobe, fuyant, timide).
Ou bien à l’inverse, si tu as subi et accepté l’humiliation : tu peux développer des parts très « moqueuses » et devenir une sorte de sniper de la vanne qui découragera les autres de se moquer de toi (l’humiliante) et aller vers l’anti-vertu (satanisme, sexualité hard, culture dark, junkfood, etc.) pour conjurer la possibilité de culpabiliser à nouveau.
On guérit la blessure d’humiliation quand, après avoir libéré les émotions, on retrouve l’estime de soi, l’innocence, que la sensualité et la sensibilité redeviennent des vertus et que l’humilité dissout l’orgueil qui essayait de se cacher. S’il n’y a plus d’orgueil, il ne reste que de la tristesse de se sentir jugé, éventuellement de la colère de vivre ça, et le courage de demander pourquoi on se moque de nous en confrontant courageusement par des phrases comme « Ah, peux-tu m’expliquer ce qu’il y a de drôle ??? (mais on en est rarement capable si on est encore blessé).
L'incompréhension
Les blessures d’incompréhension arrivent dans les premiers mois de la vie, quand je pleure pour avoir un câlin et qu’on me change ma couche, que je voulais un biberon mais qu’on me donne un câlin.
Je n’ai pas de mots ni de gestes pour me faire comprendre ! La blessure s’aggrave à chaque fois que mon entourage ne comprend pas ma complexité et n’a pas les mots pour m’aider à exprimer les choses compliquées qui se passent en moi.
Par exemple, quand enfant j’hurle ma frustration, mon corps évacue le trop-plein de tensions mais on me dit « Arrête de faire des caprices », en me mettant une fessée sans même chercher à comprendre ce que je voulais. Parfois d’être puni ou violenté car une chose, un mot ou une action a été mal comprise ou mal interprétée par mon entourage.
Il en découle une frustration, puis un désespoir de se sentir un jour compris et entendu. Cette blessure est directement liée à l’absence d’intelligence émotionnelle et de curiosité de notre entourage, ainsi qu’à la capacité de communication des humains.
Si j’ai subi l’incompréhension et que je ne l’ai pas acceptée : si je n’ai pas accepté la blessure liée au fait de ne pas avoir été compris, cela peut créer des parts en moi qui veulent amener de la complexité là où c’était trop de simplisme (analyste), qui veulent tout expliquer simplement (la prof) ou qui hurlent pour se faire comprendre (la chef tyrannique, le parent tyrannique). Je cherche à me faire comprendre de gré ou de force !
Ou bien à l’inverse, si j’ai subi et accepté d’être incompris : la réaction de protection si j’ai accepté sera d’éviter d’être à nouveau incompris, de développer des parts qui fuient la relation (l’agoraphobe, la fuyante, la démissionnaire, l’indépendante), je ne cherche plus à être compris ni à comprendre les autres.
La blessure d’incompréhension se guérit quand les émotions sont libérées lors des séances, nos parts blessées prennent conscience qu’on ne peut pas être compris par tout le monde : un enfant ne peut comprendre un ado, un ado ne peut comprendre un adulte, un adulte ne peut comprendre un ancien, c’est l’expérience qui permet de comprendre les concepts, les mots sont très faibles face à l’expérience.
La seule et unique chose en nous qui relie les anciens aux enfants, c’est le cœur et pas l’intellect.
Et qu’en même temps on développe notre capacité à nous exprimer avec plus de clarté et à écouter l’autre avec plus de finesse sur ce qu’il ressent et de ses besoins (les outils comme la communication non violente, méthode ESPER et méthode CAPT sont indispensables pour guérir la blessure d’incompréhension).
L'emprisonnement
Les blessures d’emprisonnement arrivent dans les premiers mois de la vie, avec le fait de te sentir coincé et enfermé dans une situation désagréable, ou sans stimuli agréable (ventre de la mère, landau, parc à jouets, chambre, corps, classe, culture, religion, travail, couple, parentalité, etc.). Elles sont liées à l’absence de liberté, au sentiment d’ennui et d’enfermement.
Elles s’activent avec le fait d’être enfermées physiquement, ou par les concepts enfermant et réducteurs lors de l’apprentissage, qui cloisonnent l’esprit (tous les dogmes en « isme » : cartésianisme, taylorisme, fordisme, christianisme, islamisme, écologisme, etc.).
Si j’ai subi l’emprisonnement et que je ne l’ai pas accepté : la réaction de protection, si on n’a pas supporté cet enfermement, est l’aversion et le rejet de tout ce qui enferme (ascenseur, concept, etc.) et une grande attirance pour ce qui est infini et illimité (la claustrophobe).
Ou bien à l’inverse, si j’ai subi et accepté : si j’ai dû accepter l’enfermement, je serai attiré par les lieux clos, le dogmatisme, les religions à règles strictes, le rejet de tout ce qui est ouvert et sans limites, la peur des grands espaces. Je vois alors la liberté comme « le mal » et je peux développer un comportement de justicier, de religieux dogmatique, de moraliste, etc.
On guérit la blessure d’emprisonnement quand on a libéré les émotions bloquées et que la peur de l’enfermement ou de l’infini disparaît par des exercices pratiques. Un peu comme la peur de l’eau se guérit par la natation et la maîtrise de la nage.
Les blessures existentielles
Cette blessure se crée quand on commence à accumuler des frustrations (souvent d’autres blessures) et que l’on se demande inconsciemment quel est le but de la vie : « Je sers à quoi ? », « Pourquoi font-ils tout ça autour de moi ? » Ça n’a pas de sens ! », « Ce n’est pas drôle ce jeu, quel est le but ? ».
C’est la perte de la raison d’être, un peu comme une plante qui aurait oublié que le voyage sur Terre comprend les saisons, les coups de chaud, les coups de froid, les insectes qui mangent les feuilles et le fait de devoir pousser pour faire des fleurs et faire des fruits : il s’agit d’un jeu et d’une expérience.
Les blessures existentielles sont liées au fait de ne plus voir la vie comme un jeu, mais de la voir comme un parcours du combattant qui n’a pas de sens.
Pour ceux qui croient au processus d’incarnation, elles peuvent trouver leurs origines au moment de l’incarnation, quand l’âme s’incarne et perd son infinitude et oublie ce qu’elle était venue expérimenter sur terre (dans la vision bouddhiste, on choisit nos parents et le contexte qui sera le plus propice à l’évolution de notre conscience).
Si j’ai subi et que je n’ai pas accepté la blessure existentielle : Que je n’ai pas accepté que la vie n’avait pas de sens, je peux développer des parts qui vont chercher à trouver du sens dans le plaisir et les distractions (boulimique, toxicomane, libido surexcitée, dépensière, etc.).
Ou bien à l’inverse, si j’ai accepté que la vie n’avait aucun sens : je peux développer des parts qui veulent mettre fin au voyage (démissionnaire, suicidaire, immobile apathique).
On guérit la blessure existentielle quand, une fois les émotions libérées, et les croyances limitantes réactualisées, on retrouve sa raison d’être sur terre, le sens et le plaisir d’être soi, de respirer, de manger, de voir un coucher de soleil, de partager un sourire, le goût du jeu de la vie avec toutes les épreuves qu’implique de grandir sur terre.
Les blessures transgénérationnelles
Quand un traumatisme est transmis d’une génération à l’autre, on parle de blessure intergénérationnelle. Quand cela saute une génération, alors on parle de blessure transgénérationnelle.
Ces blessures se créent avec le poids de la charge traumatique qu’ont vécue la famille et les ancêtres. La violence familiale, un traumatisme de guerre, des viols de mère en fille, des croyances sur l’argent et la richesse, des secrets de famille lourds, des maladies familiales chroniques, etc.
Ces traumatismes familiaux pèsent sur les générations suivantes de manière sourde et inconsciente. Si ce poids du passé n’est pas accueilli et transformé, on le transmet à nos enfants et aux générations suivantes. Dans l’hindouisme, on appelle cela le karma, que l’on ne peut changer que par la présence en observant son comportement et en changeant nos habitudes.
L’IFS et les blessures transgénérationnelles : Richard Schwartz et de nombreux thérapeutes IFS qu’il a formés ont constaté, chez certains de leurs patients, des parts qui ne se rattachaient pas à l’expérience directe de la personne et à son histoire personnelle.
Anne Ancelin Schützenberger était la spécialiste française sur le sujet des blessures transgénérationnelles qu’elle appelle psycho-généalogie. Dans ses ouvrages, elle témoigne de cas extrêmement curieux où des personnes séparées par deux ou trois générations ont des maladies semblables, aux mêmes organes, au même âge, parfois avec des enfants qui ont le même nom ou font le même métier.
Ian Stevenson, chercheur, psychiatre et professeur de psychiatrie à l’université de Virginie, fut le premier à avoir réalisé des recherches scientifiques sur la réincarnation (même si celles-ci ont été contestées). Il parcourut le monde et collecta plus de trois mille cas où des enfants en bas âge se rappelaient de leur vie antérieure dans le monde entier. Il a découvert qu’environ 35 % des cas avaient des séquelles et malformations physiques en lien avec leur mort de vie antérieure.
La série « Le chemin de l’olivier » sur Netflix, qui parle des constellations familiales, illustre bien la façon dont l’histoire de notre famille impacte nos vies sur plusieurs générations.
Les blessures transgénérationnelles sont guéries de la même manière que les autres par la reconnexion à la partie en souffrance et sa libération, puis par le changement des croyances de la part et des exercices qui permettent un changement de paradigme dans notre vie. La seule différence est que la partie en souffrance n’appartient pas à notre expérience personnelle directe.
Les blessures de croissance et d'intégration
Ces blessures se créent quand l’un des quatre besoins fondamentaux de l’apprentissage n’est pas nourri et que notre croissance s’en trouve bloquée. Le manque d’équilibre entre ces quatre ingrédients de l’apprentissage crée à la fois des blessures de l’estime de soi et des parts protectrices qui vont essayer de rééquilibrer la situation.
Les quatre besoins de croissance et d’intégration
Besoin de stimulations et d’informations qui m'intéressent
L’intérêt et l’enthousiasme sont les carburants de notre curiosité, (les jeux dans ton parc à jouets). On ne mémorise que ce qui a un intérêt présent, et la curiosité n’est pas un vilain défaut, c’est le moteur de l’apprentissage !
Si ce besoin de curiosité est sous-stimulé, je m’ennuie dans mon parc à jouets et à force d’ennui, je peux devenir boulimique d’aventures et de découvertes (l’impatiente, la dispersée).
À l’inverse, si ce besoin est sur-stimulé et que l’on m’a gavé d’expériences et d’informations qui ne m’intéressaient pas, cela va aller trop vite pour moi, j’aurai des difficultés à intégrer et à mémoriser, il en découle un sentiment d’échec et de nullité, je risque alors de démissionner de mon propre apprentissage, je peux développer des parts qui se sentent nulles (la nulle, la démissionnaire) qui me disent “n’essaie même pas !” afin de ne pas revivre la douleur d’être nulle.
Besoin de sécurité pour expérimenter
Pour arriver à apprendre et intégrer les expériences, il faut se sentir en sécurité (la barrière du parc à jouets, les roulettes du vélo, la surveillance et la douceur de maman). C’est un contexte “sécur” qui me permet d’expérimenter sans danger.
La peur coupe les connexions neuronales et nous met en pilote automatique « mode survie ». Elle coupe l’enthousiasme qui est le moteur de l’intégration.
Si ce besoin de sécurité n’est pas là, je me sens en danger et j’aurai peur d’expérimenter la vie future et je risque de développer des parts (peur panique, peur d’avoir peur, l’immobile l’apathique, la dépressive – mélancolique).
Si à l’inverse j’ai été sur-sécurisé et que l’on m’empêchait de vivre des expériences potentiellement dangereuses (m’interdire de sortir, d’avoir un vélo, de m’approcher du four, etc.), je peux développer des parts comme « téméraire – impatiente » qui cherche le danger pour se sentir exister (sports extrêmes, vitesse, etc.).
Besoin de temps d’intégration
C’est le temps nécessaire pour jouer et intégrer le jeu (que je tienne sur le vélo et que les roulettes commencent à me gêner pour aller plus vite ou prendre des virages serrés). C’est la répétition et le fait de faire et de refaire, en perfectionnant à chaque fois, qui donnent la maîtrise. Si je prends le temps de faire à mon rythme, len-te-ment… tout devient simple.
Si ce besoin de temps d’intégration a été négligé, je vais vivre l’échec à chaque nouvel exercice, j’aurai le sentiment d’être un nul de ne pas avoir de mémoire, de ne rien pouvoir apprendre. Je vais développer des part comme “nulle – solitaire – triste”
Si à l’inverse j’avais trop de temps d’intégration, c’est le besoin de stimulation qui aura été négligé (voir ci-dessus). Si je me suis habitué à ce manque de stimulation, j’aurai un sentiment de vide, d’ennui, et cela peut déboucher sur un comportement dispersé, surmené, afin d’éviter à tout prix le vide et l’ennui (dispersée – surmenée – dépensière – collectionneuse – surmenée).
Besoin de pédagogie adaptée, de clarté
C’est le fait que nous avons des modes de mémorisation différents (visuel, auditif, kinesthésique), ce qui fait qu’une explication claire pour un visuel ne l’est pas pour un kinesthésique ou un auditif.
Si le besoin de pédagogie est négligé, et que je me suis résigné au fait de ne rien comprendre, je risque alors de développer des parts démissionnaires qui se sentent nulles,
Si le besoin de pédagogie est négligé, mais à l’inverse je ne me suis pas résigné, je vais alors développer des parts pédagogues qui veulent tout expliquer (la prof) et j’aurai tendance à saouler mon entourage à faire le prof et à tout décortiquer.
Les trois grands types de mémoire
- Visuelle : J’imagine et je dois me faire une image mentale pour bien mémoriser.
- Auditive : je dois me raconter une histoire, me chanter une chanson pour bien mémoriser.
- Kinesthésique/spatiale : je dois faire et refaire pour que mon corps, mes mains, mes pieds mémorisent.
Les conséquences de la blessure de croissance
- Éviter les expériences d’échec ou les dépasser coûte que coûte.
- Fuir l’ennui à tout prix ou s’y résigner
- Sauter vers l’inconnu sans réfléchir ou se sur-sécuriser et éviter le danger
Nos parts sont en général polarisées de façon extrême et sont la plupart du temps en détresse au fond de nous, la guérison consiste à les décharger de leurs fardeaux émotionnels, d’actualiser leurs croyances, de faire des expérimentations qui respectent nos besoins (faire enfin ce que l’on aime, à notre rythme, en respectant notre temps d’intégration et sans enjeux, dans la sécurité).
On guérit les blessures de croissance et d’intégration en libérant les émotions des parts blessées, une fois
l’estime de soi retrouvée. On remet les ingrédients de l’apprentissage dans l’ordre :
- Faire des choses qui nous plaisent et qui ont du sens pour nous
- Dans un espace de sécurité où il n’y a pas d’enjeu et que l’on ne
- De respecter notre fonctionnement visuel, auditif ou kinesthésique pour mémoriser facilement.
- De répéter avec présence et attention autant de fois qu’il faut pour avoir envie de passer au niveau suivant.
La vie redevient un jeu où les choses qui nous paraissaient impossibles et inaccessibles le deviennent.
(je me demande si ce ne serait pas mieux de mettre cette partie à part ? (Franck)
Mon expérience personnelle de la blessure de croissance : L’éducation française est essentiellement visuelle et auditive et très peu kinesthésique. Pour un kinesthésique/dyslexique comme moi, c’était l’échec scolaire assuré.
Le simple fait d’échouer à répétition me créait une profonde douleur : je croyais que j’étais un crétin à force qu’on me juge et en constatant mes notes basses. Je m’ennuyais à mourir en attendant l’heure de la récrée.
J’ai développé des parts en lien avec cette blessure.
La part blessée “la nulle”: qui pensait vraiment que j’étais nulle et n’avais pas de valeur, à chaque nouvel exercice, elle s’exprimait en me mettant une boule au ventre : “N’essaie même pas ! Tu vas encore échouer. ”
La part fuyante “la démissionnaire” : qui disait “partez sans moi, je n’irai pas plus loin ! Oui je suis nul, laissez-moi tranquille ! ”
La contrôlante “la perfectionniste” : qui disait « Ça doit être parfait si tu ne veux pas qu’on te critique. »
La part blessée “l’ennuyé” : qui était chargée de toutes les longues heures d’ennui à l’école et créait un mal-être profond dès que le vide arrivait.
La part fuyante “La dispersée” : qui fuyait le vide et l’ennui en me faisant démarrer 10 choses en même temps pour être sûr qu’il n’y ait pas de vide .
La part fuyante, “la surmenée” : qui disait « y’a trop de choses à faire ! Je suis débordé ! ”
La part contrôlante, “la juge” : qui me jugeait comme les maitresses, ma mère, mon frère et essayait de m’auto-punir. La phrase type de cette part était “Mais quel nul / mais quel con !!!”
Ces parts me contrôlaient et perpétuaient mon échec, car la part nulle et la démissionnaire me faisaient fuir mes domaines de lacune, du coup, je n’apprenais pas grand-chose dans les domaines où j’aurais eu justement besoin de me perfectionner, “L’ennuyé” me poussait à me disperser pour ne pas ressentir le vide, “la perfectionniste” faisait que je ne finissais rien car je rajoutais toujours une couche de perfection. et je me surmenais tout seul à faire tout “mal”. Et enfin, ma part juge concluait que j’étais bien un gros nul ! Et la boucle était bouclée.
Quand, vers 17 ans, j’ai compris un peu mieux comment fonctionnait ma mémoire (faire ce que j’aime, en sécurité et aller à mon rythme, traduire dans ma langue “kinesthésique”), j’ai commencé à pouvoir apprendre beaucoup plus de choses. Mais mes parts (la nulle, la perfectionniste, la démissionnaire etc.) étaient toujours là à contrôler ma vie et mon estime de moi jusqu’à 35 ans.
Quand vers 40 ans j’ai guéri les parts blessées (la nulle, l’ennuyée, la mélancolique) l’estime de moi est revenue, mes parts protectrices qui fuyaient ou contrôlaient ont pu se détendre.
Ma part perfectionniste ne me tyrannise plus et je peux faire des choses imparfaites, vu que ma part nulle a été guérie, je n’ai plus peur de la critique. Et ma part “prof” me sert tous les jours à essayer d’être plus claire.
Cet article, le jeu Gai-Rire, l’encyclopédie “permaculture en climat tempéré” en sont la preuve. Rien n’est parfait mais j’en suis quand même fier et le fait de voir une erreur ne me met plus une boule au ventre.
Les blessures de deuil
La mort est un ingrédient essentiel de la vie, mais notre culture occidentale a un rapport à la mort basé sur la peur et l’ignorance, ce qui rend le processus d’acceptation de la mort difficile à intégrer. La blessure de deuil est la non-digestion de l’ingrédient qu’est la mort dans la vie humaine, la difficulté à accepter l’impermanence et les cycles de la vie. Cette blessure est directement liée à la peur et au refus de la mort.
Les premières blessures de deuil peuvent être vécues au moment de l’accouchement, quand le bébé réalise qu’il ne pourra plus revenir dans le ventre de sa mère (il y a un deuil à faire), surtout pour les bébés prématurés qui se retrouvent en couveuse loin de maman. Cela peut être aussi la perte du jumeau lors de la grossesse. Chaque perte d’un être cher dans l’enfance (animal, parent, ami, etc.), chaque rêve conditionné autour d’un être cher (« l’homme ou la femme de ma vie »), chaque croyance (« Pour toujours ! ») crée des blessures de deuil quand ce « toujours » meurt et qu’une douleur reste.
Le processus de deuil est un processus de transformation naturel quand une perte douloureuse nous arrive et il se passe en 7 phases.
- Le choc : perte d’une chose qui nous est chère
- Le déni ou refus de la situation, refus de la réalité
- La colère, où l’on cherche un coupable (soi ou un autre).
- La négociation/marchandage où l’on cherche à négocier
- Le désespoir, quand on constate qu’il n’y aura pas de retour en arrière
- L’acceptation, quand on accepte les changements qui arrivent et que l’on passe dans « l’après cette expérience ».
- L’intégration: quand le changement est accepté et que le choc devient un souvenir qui ne nous crée plus d’émotion douloureuse
La blessure de deuil se fait quand ce processus de digestion ne fonctionne pas ou plus, que la douleur ne passe pas et que l’on essaie de se protéger des pertes douloureuses (on va essayer de se protéger de la mort).
Si j’ai subi un deuil et que je ne l’ai pas accepté : Le fait de ne pas accepter la mort et de retenir les émotions rend les deuils beaucoup plus longs et met du temps à être intégrées dans notre expérience comme un ingrédient de la vie, plutôt qu’un accident de la vie.
La psyché reste bloquée sur la douleur qui devient alors une souffrance. On devient hypersensible à la mort. L’attention se fixe sur le manque. Cela crée une aversion à la mort, que l’on voit alors comme une injustice qui nous fait peur. Devoir donner la mort, volontairement ou involontairement, voir sa mort arriver ou celle d’un proche sera alors très dur.
Ou bien à l’inverse, si le deuil a été accepté “de force” malgré la douleur : on va alors se protéger de la sensibilité, devenir froid et pragmatique, la sensibilité sera vue comme une faiblesse, dans la vie il faut être fort ! Et on risque de développer des parts fuyantes (immobile apathique) ou contrôlantes et froides (businessman).
On guérit les blessures de deuil quand les deuils sont retraversés consciemment, que les émotions de tristesse, de désespoir, de colère sont accueillies et vidées de leur substance patiemment et que le concept de mort prend du sens pour nous. Quand la mort a été comprise et est acceptée comme un processus juste, inéluctable, libérateur et que la curiosité remplace la peur, la mort reprend sa place de processus de vie. On peut vivre pleinement.
Les témoignages d’expérience de mort
Des millions de personnes aux quatre coins du globe ont vécu une expérience de mort imminente (EMI), appelée aussi NDE (Near-Death Experience). Quelles que soient les langues, les cultures, les religions, les témoins rapportent des expériences similaires.
Ces similitudes ont été étudiées notamment par le psychiatre Raymond Moody et le cardiologue Pim van Lommel.
Et par le journaliste d’investigation Stéphane Alix, qui en a fait une enquête scientifique depuis plus de 30 ans :
Voici les généralités les plus souvent rapportées par les personnes ayant vécu une EMI.
- Sensation de quitter son corps : impression de flotter au-dessus du corps, observation de la scène (hôpital, accident, les chirurgiens, la famille dans le couloir, etc.).
- Passage dans un tunnel avec une lumière intense : sensation d’être attiré ou aspiré vers une lumière très brillante mais non éblouissante qui rayonne de l’amour et de la paix.
- Rencontre avec des êtres : proches décédés, guides ou entités, ces rencontres donnent généralement un sentiment de bienveillance et d’être accueillis dans l’amour.
- Revue de vie : la personne revoit sa vie entière parfois en quelques secondes, elle ressent aussi l’impact de ses actions sur les autres mais sans jugement. C’est souvent décrit comme très intense émotionnellement.
- Sensation de paix absolue : même chez des personnes ayant vécu un accident violent, il y a disparition de la douleur, un sentiment de paix totale, une impression de compréhension. profonde, on voit notre cadavre comme une vieille chaussette, sans aucune tristesse ni regret de le quitter.
- Distorsion du temps et de l’espace : ils témoignent avoir passé des heures, des jours, alors que l’expérience de mort n’a duré en réalité que quelques minutes. Ils témoignent aussi de déplacements instantanés d’un endroit à un autre, que le temps disparaît.
- Frontière ou limite : beaucoup racontent atteindre une sorte de limite : une porte, un pont, une rivière, une ligne et ils sentent que s’ils la franchissent, ils ne reviendront pas.
- Retour soudain dans le corps : souvent accompagnés de déception de revenir sur terre, ils préfèreraient ne pas revenir.
- Changements d’état d’être après l’expérience : les personnes disent souvent que leur vie a changé profondément, elles n’ont plus peur de la mort, ont plus de compassion pour les autres, moins d’intérêt pour le matériel, recherchent le sens ou la spiritualité. Un changement radical de vie dans la majorité des cas.
Observation étonnante de Stéphane Alix dans ses recherches: Une femme asiatique meurt à l’hôpital d’un cancer du sang qui s’est généralisé avec des métastases partout. Plus de pouls, plus d’onde cérébrale, on l’envoie à la morgue. Arrivée à la morgue, elle se réveille, le croque-mort est choqué, on la ramène dans l’hôpital et elle a l’air illuminée, rayonnante de paix et d’amour. Ils la laissent en soins palliatifs (donc sans traitement curatif) en attendant qu’elle re-meure une deuxième fois. Son état de santé s’améliore de façon fulgurante, en quelques semaines ses métastases ont disparu, sa leucémie aussi, sans aucune explication des médecins. Elle sort de l’hôpital et change intégralement de vie (arrête son travail, elle divorce, coupe les liens toxiques, se met au service des autres). Elle témoigne avoir pris conscience lors de sa mort que son cancer était dû à tout ce qu’elle avait subi et accepté et qu’à présent elle ne ferait plus que ce qu’elle était venue faire sur terre, vivre l’amour !
Fait intéressant
Des études montrent que des enfants très jeunes décrivent les mêmes choses, alors qu’ils n’ont aucune croyance religieuse structurée. Ce qui intrigue les chercheurs, c’est que ces éléments sont presque identiques dans des cultures très différentes : Europe, Amérique, Asie, Afrique, Aborigène d’Australie, etc.
De quoi être rassuré pour nos blessures de deuil mal digérées.
Donnons de la douceur à nos parts qui ont peur de la mort.
Le fait de voir les 12 blessures existentielles comme des expériences et comme des ingrédients de la vie, plutôt que comme des accidents injustes de la vie, change radicalement notre posture face au monde.
Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout. 🙂
Vous vous reconnaissez dans ces blessures existentielles ? Découvrez comment la DPEC peut vous aider : la méthode DPEC, l’atelier mensuel ou une première séance gratuite.
— Franck Nathie