Article

 Que sont les blessures intérieures et comment les guérir ?

Déprogrammation Psycho-Émotionnelle et Comportementale

Comprendre

Qu'est-ce qu'une blessure intérieure ?

Guérir ses blessures intérieures commence par les comprendre. Une blessure intérieure, c’est un choc émotionnel, une croyance limitante au sujet de ce choc et un ou plusieurs comportements de protection qui deviennent automatiques et façonnent notre personnalité tant que la blessure n’est pas guérie.

C’est un choc émotionnel, vécu souvent dans l’enfance (mais qui peut aussi survenir à tout âge), qui ne va pas être intégré et digéré comme une expérience d’évolution. 

6 les blessures - Humiliation

Pour guérir ses blessures intérieures, il faut d’abord comprendre ce mécanisme. Au lieu de cela, le choc va se cristalliser en nous comme une expérience négative que l’on cherche à fuir et à éviter.

 La part de nous touchée, trop sensible et souvent remplie d’émotion de peur, de tristesse, de désespoir, de colère (émotions qui n’étaient pas accueillies), est alors envoyée aux oubliettes dans notre subconscient par des parts protectrices qui vont prendre le contrôle pour notre survie et éviter d’être submergées par la partie fragile. 

les parts exilés blessés - Néant rond2

C’est ainsi que guérir ses blessures intérieures demande d’aller chercher ces parts. La part blessée est exilée dans le subconscient comme un danger pour le système et elle ne peut plus grandir, elle reste alors dans le passé comme un fantôme de nous-mêmes qui viendra nous hanter quand les parts protectrices se font submerger par les émotions de la part blessée (mélancolie, fureur, toxicomanie, boulimie, etc.). C’est ce qui se passe quand on est “hors de nous”, etc., que l’entourage se dit “mais quelle mouche l’a piqué ?”. Ou bien quand on s’observe en train de faire des choses qui nous nuisent (nourriture, drogues diverses, sexe à outrance etc) et que l’on est totalement incapable de nous contrôler. 

Par exemple, le fait d’avoir failli se noyer petit, peut laisser une trace qui nous fait entrer en panique 30 ans plus tard, alors qu’on a pied et qu’il n’y a pas de danger. Si le petit bout de chou que nous étions n’avait pas pied, n’ayant pas grandi avec le reste de notre système de parts, il ne sait pas qu’il n’y a plus de danger. 

Idem, le fait d’avoir été confronté petit à la violence ou à l’autorité injuste d’un de nos parents peut nous amener 40 ans après à reproduire la même peur réflexe que quand on était petit, (fuir et se cacher, s’effondrer en larmes, sortir de nos gonds et être agressif, etc.) alors que notre conjoint n’est pas forcément violent et son autorité peut être juste.

Ce phénomène s’appelle « le transfert » en psychanalyse, où l’on projette le passé sur le présent inconsciemment.

Les sentiments ou des désirs inconscients envers les premiers objets de relations — le plus souvent les parents, mais aussi les objets et animaux qui nous ont généré  en nous de fortes émotions — se trouvent reportés sur une autre personne ou un autre objet.

C’est dans notre chair que les traumas restent bloqués sous forme de tensions et d’émotions sourdes.

Tout ce qui ne peut pas être exprimé (pleurs, colère etc) s’imprime sous forme de tension interne.

Quand une situation va rappeler la blessure, la part blessée entre en panique et nos parts protectrices vont entrer en mode réflexe de survie, “pilote automatique”. Et elles vont faire ce qu’elles ont pu faire à l’époque (contrôler, fuir, ou se soumettre).

Les parts protectrices détail 2

La fixation ou cristallisation des émotions dans le corps est une des faces de la pièce.
L’autre face est la croyance qui va se rattacher à l’expérience douloureuse.

 Nous allons alors chercher à comprendre, à rationaliser le traumatisme pour essayer de lui donner un sens afin d’accepter ou de rejeter l’expérience. Si l’on accepte, on aura tendance à développer des parts soumises et résignées à revivre le trauma. Si l’on a rejeté l’expérience, on aura tendance à développer des parts fuyantes ou combatives pour éviter de la revivre.  

Il en résulte souvent un comportement que nous finissons par considérer comme notre personnalité, notre caractère : je suis lunatique, timide, claustrophobe, colérique, trop gentil, fumeur, peureux, bordélique, perfectionniste, alcoolique, etc.

Jusqu’au jour où les conséquences de notre personnalité en arrivent à la maladie, les conflits, la dépression, les séparations ou les accidents viennent nous rappeler qu’il existe au fond de nous des problèmes non résolus, et que cette « personnalité de survie » commence à nous peser et à nous empêcher d’évoluer.

C’est généralement lorsque la douleur physique et psychique devient trop insupportable que l’on décide d’aller voir un thérapeute.

Guérison

Comment nos blessures intérieures guérissent

Nos parts blessées sont des bouts de nous qui sont restés figés dans le passé, des parts protectrices prennent alors le contrôle afin d’éviter de revivre les traumatismes et génèrent nos conflits intérieurs. 

La guérison consiste à permettre la libération des émotions des parts blessées, afin d’aider ces parts à grandir et à comprendre ce qui leur est arrivé de la même manière qu’on console un enfant qui s’est fait mal et qui a eu peur. Et en même temps la guérison consiste à changer les croyances des parts protectrices, à les reconnecter à nos parts blessées et à amener toute cette famille intérieure à collaborer.  

Les parts 3 types porte textes remis dans l_ordre
Cela se passe par 5 phases distinctes.

Mais attention, ces 5 phases ne sont pas dans cet ordre lors d’une thérapie, c’est juste pour que vous compreniez le processus. Tous les chemins mènent à Rome (le Soi) et l’on peut démarrer la thérapie par n’importe quelle problématique de notre vie. Ce sentier de départ nous amènera vers le système intérieur dans toute sa complexité.

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1. La restauration du SOI et de l’estime de “soi”

le Soi a souvent disparu sous toutes nos parts qui ont pris le contrôle et sous des couches de culpabilité et de croyances). C’est le soi qui peut guérir nos parts et le travail consiste à dissocier le soi des autres parts de nous (voir différence entre le moi et le soi)

les parts exilés blessés - double
2. Le déchargement des masses émotionnelles

c’est la libération des “fardeaux” de nos parts blessées et de nos parts protectrices. On crée un espace de sécurité et de connexion où nos parts en souffrance ont le droit d’être : fragiles, désespérées, mélancoliques, furieuses, etc. Un bébé ne peut pas indéfiniment quand on lui donne de l’amour.

les parts déchargés - le nettoyeur rangeur
3. L’actualisation des croyances limitantes des parts blessées et protectrices

croyances qui sont pour la plupart infantiles et obsolètes La croyance d’être “nul-mauvais-pas à la hauteur-sans valeur” disparaît pour laisser place à l’estime de soi.

4. L’apprentissage de nouveaux comportements

on expérimente des comportements nouveaux qui créent un choix entre l’ancien comportement et le nouveau. Apprendre à dire NON, savoir reformuler son interlocuteur pour bien le comprendre, savoir lâcher prise alors qu’on contrôlait tout, etc.

les parts déchargés -Force fragile 3
5. Le dépassement de la blessure

ne plus avoir peur de la situation que nos parts essayaient d’éviter. Vu que l’on sait à présent réagir de manière juste et équilibrée à la situation, elle ne nous fait plus peur. Le dépassement de la blessure consiste aussi en un changement d’angle de vue et on ne voit plus la blessure comme un accident de la vie, mais plutôt comme un ingrédient qui nous a fait grandir.

Et notre vie change enfin

on arrête nos comportements automatiques, on arrête d’être trop gentil et on se met à dire non, on arrête de s’énerver inconsciemment et on devient plus conscient de nos besoins, de ceux des autres, on devient plus diplomate, on retrouve la santé à laquelle on ne croyait peut-être plus, on réalise des rêves qui nous paraissaient inaccessibles.

Cela a l’air simple résumé comme ça, mais le processus de guérison global qui nous permet de retrouver un équilibre entre toutes nos parts peut prendre du temps, car nos parts blessées sont souvent protégées par plusieurs parts protectrices et une part protectrice protège souvent plusieurs parts blessées.

Parts déchargées — thérapie des blessures intérieures
les parts déchargés - la boussole interne
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La finalité d’être connecté au “Soi” plutôt qu’à nos parts, est de nous alléger, de retrouver l’estime de nous, de retrouver notre intuition et le pouvoir de changer des éléments de notre vie afin de combler nos différents besoins jusqu’au sentiment d’accomplissement. 

C’est sortir du conflit intérieur inconscient, pour entrer dans la médiation intérieure consciente qui nous permet de combler nos besoins fondamentaux sans conflit intérieur. 

Et enfin d’être SOI avec toutes nos imperfections, nos incohérences et nos spécificités qui font que l’on est unique sur terre. 

Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout. 🙂

—  Franck Nathie

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Source : IFS Institute

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